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	<title>APH FRANCE</title>
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	<description>Plateforme officielle d'Action Praticiens H&#244;pital (APH), une intersyndicale engag&#233;e dans la d&#233;fense des droits et des conditions de travail des praticiens hospitaliers en France. Il constitue une ressource essentielle pour les professionnels de sant&#233; exer&#231;ant en milieu hospitalier, leur offrant des informations actualis&#233;es sur les n&#233;gociations syndicales, les r&#233;formes du syst&#232;me de sant&#233; et les actions men&#233;es en faveur des praticiens.
Sur ce site, les visiteurs peuvent acc&#233;der &#224; des actualit&#233;s sur le secteur hospitalier, aux revendications d'APH, ainsi qu'&#224; des analyses et tribunes sur les enjeux de la profession. Un espace est &#233;galement d&#233;di&#233; aux adh&#233;rents, permettant de suivre les derni&#232;res mobilisations, de consulter des documents officiels et de s'abonner aux lettres d'information.
APH-France.fr joue un r&#244;le cl&#233; dans la communication et la coordination des actions syndicales, avec une pr&#233;sence active sur les r&#233;seaux sociaux pour relayer ses messages et mobiliser la communaut&#233; hospitali&#232;re. Que ce soit pour s'informer, participer aux d&#233;bats ou contacter les repr&#233;sentants syndicaux, ce site est un outil incontournable pour tous les praticiens engag&#233;s dans la d&#233;fense de l'h&#244;pital public.</description>
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		<title>APH FRANCE</title>
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		<title>Notre pacte social vole en &#233;clat</title>
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		<dc:date>2009-01-11T15:32:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ingrid Merckx</dc:creator>


		<dc:subject>actu_HOSPIT</dc:subject>

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&lt;p&gt;Psychiatre au centre hospitalier de Cadillac (33), Pr&#233;sident de la Conf&#233;d&#233;ration des Praticiens des H&#244;pitaux et du Syndicat des Psychiatres des H&#244;pitaux, Pierre Faraggi revient sur la crise de l'h&#244;pital public et alerte sur les tensions particuli&#232;res qui tiraillent la psychiatrie. &lt;br class='autobr' /&gt;
H&#244;pitaux psychiatriques, services d'urgences et de r&#233;animation : de r&#233;cents incidents ont mis en &#233;vidence des d&#233;faillances dans le syst&#232;me hospitalier. La crise de l'h&#244;pital public se manifeste-t-elle d'abord par (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Psychiatre au centre hospitalier de Cadillac (33), Pr&#233;sident de la Conf&#233;d&#233;ration des Praticiens des H&#244;pitaux et du Syndicat des Psychiatres des H&#244;pitaux, Pierre Faraggi revient sur la crise de l'h&#244;pital public et alerte sur les tensions particuli&#232;res qui tiraillent la psychiatrie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;H&#244;pitaux psychiatriques, services d'urgences et de r&#233;animation : de r&#233;cents incidents ont mis en &#233;vidence des d&#233;faillances dans le syst&#232;me hospitalier. La crise de l'h&#244;pital public se manifeste-t-elle d'abord par un manque de lits et de personnels ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est extr&#234;mement variable selon les disciplines et les r&#233;gions, mais oui, l'h&#244;pital manque globalement de lits et de personnels. Alors que les besoins de sant&#233; connaissent une croissance forte (augmentation des charges, progr&#232;s techniques, vieillissement de la population), les budgets hospitaliers ont diminu&#233; ces derni&#232;res ann&#233;es. A cela s'ajoute des probl&#232;mes d'effectifs : en plus de la crise des recrutement, on freine sur les remplacements de personnels par souci d'&#233;conomie. Et dans certaines disciplines, on a les plus grandes difficult&#233;s &#224; trouver des soignants form&#233;s. Ces probl&#232;mes vont s'amplifier. Pour toutes ces raisons, l'h&#244;pital est sous grande tension : il ne faut pas chercher ailleurs d'explication aux d&#233;faillances mat&#233;rialis&#233;es par de r&#233;cents faits divers. Face &#224; cela, les pouvoirs publics continuent &#224; r&#233;p&#233;ter que l'h&#244;pital co&#251;te trop cher. C'est une vision compl&#232;tement id&#233;ologique : l'h&#244;pital public repr&#233;sente environ un tiers des d&#233;penses de sant&#233; et non pas plus de la moiti&#233; comme on l'entend r&#233;p&#233;ter. Dans notre pacte social, il &#233;tait admis que chacun avait droit aux meilleurs soins quels que soient ses moyens. Ce pacte est en train de voler en &#233;clat. D&#233;cider de continuer &#224; l'assumer est un choix politique et un choix de soci&#233;t&#233; et cela a un co&#251;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Roselyne Bachelot, ministre de la Sant&#233;, met en cause la &#171; mauvaise organisation &#187; de l'h&#244;pital&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'h&#244;pital souffre d'une accumulation de r&#233;formes qu'il n'a pas le temps de m&#233;taboliser. Pourquoi en entamer une nouvelle en 2009 alors qu'on n'a pas encore fini de mettre en oeuvre les pr&#233;c&#233;dentes ? La loi sur les 35 heures est montr&#233;e du doigt. Elle n'avait pas &#233;t&#233; demand&#233;e par les hospitaliers mais, les hospitaliers ont droit, comme l'ensemble des salari&#233;s, &#224; l'application des avanc&#233;es sociales. Il n'est donc pas question de revenir sur les 35 heures &#224; l'h&#244;pital. Le probl&#232;me, c'est que cette loi pr&#233;voyait des recrutements compensatoires de personnels m&#233;dical et param&#233;dical qui n'ont &#233;t&#233; effectu&#233; que tr&#232;s partiellement. Du coup, les hospitaliers travaillent plus qu'auparavant et dans des conditions rendues encore plus difficiles par le manque de moyens&#8230; Personne ne travaille vraiment 35 heures &#224; l'h&#244;pital. Ce qui est en jeu, c'est l'application des mesures compensatoires, c'est le r&#232;glement des heures suppl&#233;mentaires, des jours de CET ou du temps additionnel : pour nombre de praticiens, en d&#233;pit des promesses, ce n'est pas encore act&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sommes-nous face &#224; un risque de catastrophe sanitaire ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec beaucoup de difficult&#233;s certes, mais gr&#226;ce au d&#233;vouement de ses personnels, notre outil hospitalier tourne encore &#224; peu pr&#232;s. Cela dit, si nous continuons &#224; d&#233;sorganiser l'h&#244;pital, &#224; lui rogner les ailes et &#224; n&#233;gliger la r&#233;partition des professionnels de sant&#233; entre les disciplines, les exercices publics et priv&#233;s et les r&#233;gions, on va voir &#233;merger des d&#233;serts sanitaires o&#249; des catastrophes pourront avoir lieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous avez sign&#233; en juin, avec plusieurs coll&#232;gues, un appel &#224; sauver l'h&#244;pital public (1) dans lequel vous d&#233;noncez une &#171; privatisation progressive de l'h&#244;pital public &#187;. En quoi le mode de financement des &#233;tablissements publics et priv&#233;s marque-t-il le passage d'un syst&#232;me de sant&#233; solidaire &#224; un syst&#232;me mixte o&#249; les financements personnels augmentent ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sera &#224; terme la cons&#233;quence de notre syst&#232;me de tarification &#224; l'activit&#233; qui privil&#233;gie la production d'actes r&#233;mun&#233;rateurs et ne reconna&#238;t pas comme tels les missions de service public ou la prise en charge &#233;ventuellement au long cours des polypathologies ou le surco&#251;t des d&#233;tresses sociales.&lt;br class='autobr' /&gt;
Seul l'h&#244;pital public se donne pour mission d'accueillir tous les patients et toutes les pathologies. Y compris les pathologies les plus graves, les personnes les plus en difficult&#233;, les patients en fin de vie&#8230;Ann&#233;e apr&#232;s ann&#233;e, cela devient plus difficile de garantir cet acc&#232;s aux soins pour tous. Combien de temps l'h&#244;pital aura-t-il les moyens de continuer ? Si l'on reste dans le cadre du mode de financement actuel, il faudrait mieux &#233;quilibrer les taches et les obligations entre &#233;tablissements publics et priv&#233;s et que ceux-ci s'engagent &#224; assumer une partie des missions du service public. Sans quoi, l'h&#244;pital va continuer &#224; s'endetter ou devoir r&#233;duire sa mission.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que pensez-vous de la r&#233;forme de l'hospitalisation psychiatrique que pr&#233;pare Nicolas Sarkozy ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nicolas Sarkozy, &#224; partir d'un fait divers, certes dramatique, aborde la psychiatrie sous un angle exclusivement s&#233;curitaire. Alors que la psychiatrie a fait un bond consid&#233;rable ces 50 derni&#232;res ann&#233;es en inventant la politique de secteur, en soignant sans hospitalisation ou avec des hospitalisations tr&#232;s courtes la grande majorit&#233; de ses patients, en r&#233;ins&#233;rant la plupart des malades mentaux, l'accent mis par le pr&#233;sident sur la seule dangerosit&#233; qui ne concerne qu'un nombre infime des 1,2 million de patients suivis chaque ann&#233;e est un contresens et une stigmatisation insupportable pour tous les malades.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il est vrai qu'un nombre tr&#232;s limit&#233; de patients nous confronte &#224; la question de la dangerosit&#233; et peuvent donc poser des probl&#232;mes de s&#233;curit&#233; vis-&#224;-vis des autres malades, vis-&#224;-vis des soignants, et en cas de sortie non autoris&#233;e vis-&#224;-vis de la population. Comme dans les affaires r&#233;centes de Saint Egr&#232;ve ou de Marseille, il s'agit le plus souvent de personnes qui ont commis des actes de nature criminelles et ont &#233;t&#233; jug&#233;s irresponsables de par leurs troubles mentaux. Plac&#233;es en unit&#233; pour malades difficiles (UMD) puis, par la suite, apr&#232;s stabilisation et dans une perspective de r&#233;insertion, dans un service ordinaire de psychiatrie. Dans ces services polyvalents, ces malades posent des probl&#232;mes sp&#233;cifiques de surveillance en plus de leur prise en charge qui ne diff&#232;re pas radicalement de celles des autres patients. Cette double mission est rendue encore plus difficile du fait de la r&#233;duction consid&#233;rable du nombre de lits en psychiatrie ces vingt derni&#232;res ann&#233;es. La grande majorit&#233; des psychiatres hospitaliers est donc favorable &#224; la prise en charge de ces patients dans des unit&#233;s sp&#233;cialement am&#233;nag&#233;es. Quant aux propositions du Pr&#233;sident, nous ne souscrivons pas &#224; l'id&#233;e de la &#171; g&#233;olocalisation &#187; (avec bracelets &#233;lectroniques) qui ne correspond pas &#224; nos besoins, qui nous para&#238;t attentatoire &#224; la dignit&#233; des malades et pas compatible avec un projet de soin. En revanche, nous souscrivons &#224; sa proposition d'augmenter le nombre de places en UMD, ce que nous r&#233;clamons depuis des ann&#233;es, comme &#224; l'acc&#233;l&#233;ration de la r&#233;alisation du programme de la dizaine d'unit&#233;s d'hospitalisation sp&#233;cialement am&#233;nag&#233;es (UHSA), pour des d&#233;tenus pr&#233;sentant des troubles psychiatriques graves, qui trouvent de moins en moins les r&#233;ponses ad&#233;quates et s&#233;curis&#233;es dans l'organisation actuelle de nos services.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment expliquer que la situation ait continu&#233; &#224; se d&#233;grader malgr&#233; le plan de sant&#233; mentale d&#233;cid&#233; en 2004 ? La loi &#171; H&#244;pital, patients, sant&#233; et territoires &#187; (HPST) vous para&#238;t-elle pouvoir pr&#233;senter des solutions ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plan de sant&#233; mentale n'&#233;tait pas du tout &#224; la mesure des enjeux. Derri&#232;re l'affichage minist&#233;riel, le budget de la psychiatrie a continu&#233; &#224; d&#233;cro&#238;tre. Il a chut&#233; de pr&#232;s de 10% ces trois derni&#232;res ann&#233;es cependant que l'activit&#233; explose, les demandes de soins psychiatriques pour les adultes comme pour les enfants et tout particuli&#232;rement de personnes en situation d'exclusion sont en augmentation constante. Et, dans la population g&#233;n&#233;rale, la pr&#233;carisation des situations et des liens font qu'il y a une mont&#233;e de l'appel et du recours aux services d'urgences, et aux urgences psychiatriques en particulier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La psychiatrie est litt&#233;ralement mise en tension entre l'accroissement des demandes, du nombre d'hospitalisations et de malades suivis et la diminution constante de ses moyens. S'y ajoute d&#232;s aujourd'hui les difficult&#233;s de recrutement du personnel et pour demain les inqui&#233;tudes relatives &#224; la d&#233;mographie m&#233;dicale. Qu'attendre des r&#233;formes en cours ? A l'exception des ARS et du b&#233;n&#233;fice attendu d'un pilotage unifi&#233; pour la ville, l'h&#244;pital et le m&#233;dico-social, nous restons tr&#232;s critiques &#224; l'&#233;gard d'un projet de loi HPST qui ne sera pas favorable &#224; l'h&#244;pital public. Si G&#233;rard Larcher avait pr&#233;cis&#233; que la Psychiatrie restait en dehors du champ de sa mission, c'est &#224; Edouard Couty qu'il a &#233;t&#233; demand&#233; d'articuler le fonctionnement de notre discipline et le projet de loi HPST. Formons le v&#339;u que l'organisation en secteur avec son remarquable r&#233;seau ville-h&#244;pital soit respect&#233;e dans les nouveaux territoires sanitaires et redot&#233;s &#224; la hauteur de l'activit&#233; et des missions actuelles. C'est pour nous l'essentiel.&lt;br class='autobr' /&gt;
Propos recueillis par Ingrid Merckx&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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